Regardez les gens courir affairés, dans les rues.Ils ne regardent ni à droite, ni à gaucge, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens.Il foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant euxx, car ils font le tajet, connu à l'avance, machinalement.
Dans toutes les grandes villes du monde c'est pareil.L'homme moderne, universel, c'est l'homme pressé, il n'a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu'une chose puisse ne pas être utile; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c'est l'utile qui peut être un poid inutile,accablant.Si on ne comprend pas l'utilité de l'inutile, on ne comprend pas l'art; et un pays où on ne comprend pas l'art est un pays d'esclaves ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprits, où il n'y pas d'humour, où il n'y pas de rire, il ya la colère et la haine.
Les gens n'ont pas assez de coeur pour aimer, les gens sont faits pour haïr, se taper dessus, ils aiment juste pour ne pas être seuls, c'est çà qui leur importe, ne pas être seuls, pour çà ils sont prêts à tout, même à se donner l'illusion d'aimer.
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